Les fondamentaux du management

Interview de Nicolas B. sur sa formation au management.

Formé en 2003, par le centre d’études des entreprises (CEE) visible sur www.cee-management.com, Nicolas revient pour nous sur un des éléments qui a marqué sa formation : les 15 fondamentaux.

Alors Nicolas, quels sont pour vous les fondamentaux que cette formation vous a apporté ?

Et bien au cours de cette formation sur plusieurs jours, un élément en particulier pour moi synthétise le contenu et la qualité de cette formation aux techniques de management : les 15 fondamentaux du bon manager.

De quoi s’agit-il ?

En fait, il s’agit des règles de bon sens qu’un manager pourrait suivre pour manager efficacement des personnes.
Je dis bien des règles de bon sens, car le management est une affaires d’hommes, alors pourquoi inventer des techniques ou des méthodes différentes que celles que l’on pourraient tout simplement comprendre dans notre vie de tous les jours.
C’est un peu la feuille de route que tout manager pourrait se fixer pour garder le cap.
Manager n’est pas toujours évident, spontané et naturel, même le manager n’est pas infaillible. Finalement ce schéma opère un peu comme un post-it que l’on pourrait garder près de soi.

Comment est ce que cela se matérialise concrètement ?

Comme l’illustre le schéma édité par CEE (cabinet spécialisé dans les formations au management), il existe des préalables auxquels le manager doit être attentif tout en étant du bon sens :

Tout d’abord l’exemplarité : Comment motiver des collaborateurs si on ne s’applique pas à soi-même les mêmes règles de vie commune. C’est finalement une affaire de crédibilité.

Le parler vrai : Dans une époque ou l’information est accessible facilement par tous, la transparence est aussi un gage de crédibilité pour le manager.

L’esprit d’entreprise : Même si cela paraît évident, le manager devra au minimum faire preuve d’un esprit d’entreprise sans faille car la solidarité est aussi un fondamental pour un leader d’équipe. C’est aussi cette valeur qui fera que le manager sera suivi ou pas par ses collaborateurs.

Les qualités humaines : Même si on parle souvent d’école de management, le management est pourtant d’abord fondé sur une qualité humaine. On l’a ou on l’a pas, ce n’est pas forcément inné, et encore moins dans l’environnement de l’entreprise. Mais un bon manager, est d’abord un individu foncièrement passionné par les autres !

Mais alors quelles sont les missions et fonctions du manager au quotidien ?

Selon cette formation, le manager doit appliquer au quotidien quelques règles de méthodes simples qui vont lui permettre d’avoir une cohérence dans le fonctionnement de son équipe.

Tout d’abord, il doit être attentif :
Dans cette formation on utilise le langage des cailloux blancs ou noirs, soit la spirale positive, soit la spirale négative. En clair, il s’agit de désamorcer le plus rapidement possible des situations qui pourraient entraîner un climat contre productif. Il faut agir tout de suite !

Très important, appliquer la règle du pouvoir et de la responsabilité :
Le manager n’est pas celui qui fait à la place de ses collaborateurs, mais bien celui qui donne la direction à suivre.
Il a le devoir de responsabiliser, encore une fois à notre époque, rien ne sert d’infantiliser ses collaborateurs. Il sera plus utile pour l’entreprise de les responsabiliser et les faire progresser professionnellement.
Mais ce qui est bien enseigné ici, c’est que pouvoir et responsabilité sont indissociables ! Comment responsabiliser quelqu’un qui ne serait pas au pouvoir ! Et inversement d’ailleurs.

Fédérer et créer un but commun :
Sans but commun, comment emmener une équipe ? Il incombe au manager de toujours clairement identifier le but (généralement le client). De rendre évident, le fait que le succès de l’entreprise repose sur le produit, le profit et le personnel.
C’est ici une des règles évidentes et fondamentales, il est nécessaire de créer et maintenir un parfait équilibre entre ses 3 axes, qu’ils ne faut pas opposer mais bien en tirer toute la complémentarité.
Le succès personnel engendre plus facilement le succès de l’équipe, de même que sans profit, point de pérennité. Mais bien sur le produit reste le pilier sans lequel on ne peut rien faire.

Quelle doit être l’attitude du manager au quotidien ?

Au cours de cette formation, on a pu être amené à travailler sur des exercices pratiques. Mais on peut s’inspirer facilement des fondamentaux décrit ici.

Intérêt et devoir :
Le manager doit savoir discerner ce qui est de son intérêt et de son devoir. Prenons un exemple de hiérarchie simple inspiré de l’armée.
Quant un capitaine prend une décision que réprouve le lieutenant, celui-ci à le devoir de ne pas s’opposer à son capitaine devant les soldats. C’est une forme de devoir de respect de la hiérarchie même si ce n’est pas forcément l’intérêt de ce même lieutenant.
Au quotidien, c’est d’ailleurs une des règles les plus difficiles à respecter.

Ecoute et transversalité :
Tout ceux qui ont fait du management, en ont souvent entendu parler. Il s’agit bien d’une évidence en soi. Pourtant notre quotidien aidant, on peut parfois se fourvoyer. Mais c’est là, où on ne peut pas tous prétendre au titre de manager.
Celui-ci doit toujours garder à l’esprit qu’il doit toujours être disponible et attentif pour chacun. Cela renvoie aux qualités humaines.
De la même façon, cela implique la disponibilité du manager, celui-ci doit savoir mieux que les autres abandonner ses tâches pour recevoir les problématiques de ses collaborateurs, qui eux ont besoin de réponses souvent immédiates. C’est là aussi finalement un exercice qui demande de savoir prendre sur soi, on en revient à des capacités plutôt humaines que professionnelles.

Courage et progrès :
Il s’agit de ne pas négliger le fait de s’entretenir en tête à tête avec ses collaborateurs pour « se dire les choses ». C’est dans des situations de conflits potentiels que l’on peut aussi trouver des pistes d’améliorations. Le secret réside dans le fait de savoir gérer ses phases de montée en tension pour en faire ressortir quelque chose.

Savoir reconnaître ou au contraire :
C’est souvent la plus célèbre des tâches du manager, mais on a vu auparavant que le métier de manager ne se limite pas à cela. Pour autant, c’est aussi sur ce point qu’un manager va se distinguer et garder du crédit auprès de son équipe. Si il est nécessaire de borner l’action des individus, en clair siffler le hors jeu, si il y a lieu, il faut aussi savoir reconnaître et récompenser.
Ce mode de fonctionnement est nécessaire pour conserver le bon niveau de tension qui génère la productivité. En résumé, si on devait résumer le manager, on dirait qu’il est un générateur de productivité, et reconnaitre ou le contraire est son outil de travail pour y parvenir.

Pour conclure, dans quel cas sort-on du management classique ?

Effectivement, le managé peut avoir besoin d’utiliser un recours, et faire appel au N+2 pour trancher une question ou un désaccord avec le N+1. Même si cela induit en pratique des rapports plus tendus, une bonne politique de management dans l’entreprise doit pouvoir le permettre tout en le définissant clairement et en évitant le recours systématique.
Mais en pratique, c’est encore un exercice bien difficile à appliquer.

Vous pouvez retrouver les informations sur les différentes formations au management dispensé par le Centre d’études des entreprises sur leur site www.cee-management.com

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